La troisième conférence des ‘Amis du peuple syrien’ a été ouverte par le président français, François Hollande, à Paris ce vendredi 6 juillet. Une centaine de pays occidentaux et arabes se réunissent à nouveau pour accentuer la pression sur Damas.
Durant cette réunion, n’ayant pas réussi à déboucher sur des mesures concrètes lors des réunions antécédentes, ils tenteront de concentrer leur efforts afin d’atteindre des objectifs plus palpable pour intimider le régime actuel, tout en soutenant la population syrienne.
Mais les participants se réunissent sur fond de profondes divisions : la Chine et la Russie ont de nouveau boycottés cette conférence. Ils maintiennent leur opposition contre un départ forcé du président syrien.
Les occidentaux prônent un consensus à l'ONU qui pourrait inclure un possible recours à la force. "L'arrêt de la violence exige une résolution du Conseil de sécurité sous le chapitre VII", a également insisté le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi.
Le plan présenté par l'émissaire international Kofi Annan sur la Syrie, qui était censé entrer en vigueur le 12 avril, prévoyait spécifiquement un cessez-le-feu, mais il n'a jamais été appliqué par Damas qui l'a pourtant accepté.
Selon le président français, l’accord de Genève sur une transition politique, signé uniquement la semaine dernière par tous les membres du conseil de la sécurité était déjà un pas en avant.
Abdel Basset Sayda, président du CNS, a souligné durant la conférence qu’il fallait absolument ‘établir une zone d'exclusion aérienne et des corridors humanitaires’ ajoutant dire que le régime était en train de perdre contrôle du territoire.
Le général Manaf Tlas, membre de la Garde républicaine syrienne et proche de l’encadrement social qui entoure Assad, a quitté la Turquie hier le 5 juillet et fait à présent route pour Paris d’après Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères français.
La raison de son départ n’est pas encore tout à fait sûre, mais il est présumé que son absence en ce moment décisif en Syrie symbolise l’amoindrissement du régime et de son Président.
Le soulèvement en Syrie, initié le 15 Mars 2011 avec des manifestations, faisait partie du mouvement plus collectif nommé le ‘Printemps Arabe’. Subséquemment 16 mois plus tard l’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) estime que l’étouffement du régime et les combats associés ont été la cause de plus de 16.500 morts, dont la plupart des civils.