La Chine tente d’empêcher toute commémoration du 20e anniversaire de la répression des 3 et 4 juin 1989 sur la place Tiananmen. Des centaines de policiers ont pris place sur le lieu du drame, où, 20 ans plus tôt, entre 200 et un millier de personnes avaient été tuées lors des manifestations.
Les autorités chinoises emploient de nombreux moyens pour maintenir le tabou sur les événements sanglants de 1989. Ce jeudi, les journalistes étrangers n’ont pas accès à la place et les dissidents ont été éloignés du centre de la capitale chinoise. 6 000 sites internet ont aussi été censurés ou bloqués.
Il y a 20 ans, étudiants, intellectuels et ouvriers avaient dénoncé la corruption et lancé un mouvement de contestation exigeant des réformes politiques et démocratiques. Après des semaines de manifestations et de grève de la faim, le mouvement s’était concentré sur la place Tiananmen. Le gouvernement chinois proclama l'état de siège le 20 mai 1989, fit intervenir l'armée le 4 juin 1989 et la répression du mouvement provoqua un grand nombre de victimes civiles.
La Chine n’assume toujours pas ces événements et les autorités ont réaffirmé jeudi qu'il était hors de question qu'elles réexaminent l'histoire, malgré les pressions de l'étranger, des proches de victimes ou des militants des droits de l'Homme. Mercredi, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton appelait le gouvernement chinois à fournir un bilan de la répression et à "examiner ouvertement les pages sombres de son passé".
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Chine : Censure sur lhommage à Tiananmen
La Chine tente dempêcher toute commémoration du 20e anniversaire de la répression des 3 et 4 juin 1989 sur la place Tiananmen. Des centaines de policiers ont pris place sur le lieu du drame, où, 20 ans plus tôt, entre 200 et un millier de personnes avaient été tuées lors des manifestations.
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